"L'écriture ressemble à la prostitution. D'abord on écrit pour l'amour de la chose, puis pour quelques amis, et à la fin, pour de l'argent." Molière.

"L'écriture ressemble à la prostitution. D'abord on écrit pour l'amour de la chose, puis pour quelques amis, et à la fin, pour de l'argent." Molière.
Pourquoi ce blog ? Parce que Tamy & Monty adorent
écrire et veulent vous faire partager leurs récits,
nouvelles, histoires...


Mais qui sont-elles ?

Tamy a 14 ans. Petite brune amoureuse de l'écriture sanglante, dramatique et triste. La plupart de ses récits ne sont pas très joyeux, ni "happy end". Elle aime écrire, dès qu'elle le peut, elle attrape un crayon et une feuille et griffonne ce qui lui passe par la tête.
Elle est une grande fan d'eux :
[ya0ii-p0wa] [ya0ii-kyokou] [dysfunctionalxcb] [bizarrement-mpreg--x] [deep-obsession] [fur-immer-cb]


Becco <3

Tu peux aussi la trouver ici et =]



Monty a 15 ans. elle n'en est pas à son premier roman et les enchaînes sans vraiment les finir. Elle aime écrire des histoires d'amour irrationelles, mais étant portée sur le sadisme, elle aurai plutôt tendance à finir l'Os avec une bonne dose de cris et de larmes en tuant tout le monde dans le crash du siècle. Bref, vous vous y attendez, histoire triste en perspective.
Pour elle les meilleurs ce sont elles : [English Passion] [The Arrangement] /!\ LEMON âmes sensibles s'abstenir =P



Os : One Shoot : Une Histoire en un seul Long Chapitre.
Angst : Fiction où il est souvent traité de tortures morales ou physiques. Le terme désigne aussi plus généralement une fic où les personnages hésitent longuement sur qui ils sont, pourquoi ils agissent ainsi, etc.




# Posté le dimanche 05 avril 2009 05:42

Modifié le vendredi 21 août 2009 11:29

"I just hope you hear my silent scream..." Cinema Bizarre.

"I just hope you hear my silent scream..." Cinema Bizarre.
Musique d'ambiance
[Très important, sinon vous n'êtes pas à 100% dans l'histoire u__u]


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Assis dans un coin de la chambre, il était là, immobile, une photo déchirée dans sa main traînant par terre. Les larmes noyaient ses joues, son maquillage coulaient en de longues traînées noirs, son regard était vide. Dans sa tête, il revoyait celui qu'il aimait plus que tout lui annoncer cette nouvelle qui lui briserait le c½ur à jamais.

« Je ne t'aime plus, avait-il lâché froidement. Je ne veux plus te voir, oublie-moi. »

Aucunes explications, aucune pitié dans sa voix. Comment oublier des paroles aussi blessantes, surtout quand elles viennent de la personne pour qui vous pourriez mourir ? C'était tout simplement impossible. Chaque mot résonnait dans sa tête, faisant encore plus couler ses larmes et saigner son c½ur. Il ne voulait plus le voir ? Alors, il ne le verrait plus. Le jeune garçon se releva, et comme un fantôme, il se dirigea d'un pas léger vers la cuisine. Une fois arrivé dans la petite pièce, il chercha ce dont il avait besoin des yeux. Quand il le trouva, il l'attrapa d'un geste lent. Il ne contrôlait pas ce qu'il faisait, il ne s'en rendait pas compte. Il regarda le couteau qu'il venait d'empoigner et glissa son index sur la lame. Elle était parfaite. Sans réfléchir, il planta le couteau dans son ventre d'un geste brutal, touchant directement son estomac. Ses yeux s'ouvrirent grand, sa bouche s'entrouvrit pour y laisser échapper un faible gémissement de douleur. Il retira le couteau et le laissa tomber à terre. Le sang coulait lentement, tachant à la même allure son tee-shirt. Quelques gouttes tombèrent sur le carrelage, puis petit à petit, elles grossirent pour former une flaque de sang. Il tomba à genoux, le teint livide, avant de laisser son corps s'affaler en avant. Ses yeux se fermèrent lentement, son souffle ralentit, et s'arrêta en même temps que les faibles battements de son c½ur.
*

Le temps est gris, les nuages s'accumulent petit à petit dans le ciel recouvrant la faible lumière que nous donnait le soleil sur le cimetière d'Hambourg. Toutes les personnes ici présentes pleurent sur le cercueil du jeune défunt. Moi, je me tiens à l'écart, n'osant pas affronter le regard de la famille en deuil. Pourquoi ? Car je suis le seul et unique responsable de sa mort. Il était mon ex-copain. Je l'aimais. Mais je l'ai trompé. Non, je n'en suis pas fier, loin de là. Au contraire, je me sentais horriblement mal auprès de lui, ce petit ange qui m'avait juré fidélité à vie et avait fait beaucoup de sacrifices pour nous. Je n'ai jamais osé le lui annoncé, beaucoup trop honteux, et j'ai préféré rompre que de lui dire la vérité. J'ai donc rompu à contre c½ur, j'ai fais en sorte d'être le plus dur possible pour qu'il m'oublie rapidement. Et maintenant, il est mort. Il est parti loin, il ne reviendra plus. Je ne pourrais plus jamais voir son sourire innocent, ses yeux enfantins, son visage si angélique. Je ne pourrais plus jamais entendre sa douce voix, ni ses « Je t'aime ». Je ne pourrais plus jamais le serrer dans mes bras. Il est parti avec son sourire que j'aimais tant, son regard que je chérissais, son visage que j'adorais et mon amour pour lui.
Je jette un dernier regard à son cercueil avant qu'il ne descende doucement. Au fur et à mesure qu'il s'enfonce sous terre, mes larmes coulent et la culpabilité me ronge. Quand la pierre tombale est refermée, j'ai l'impression que mon c½ur a cessé de battre. Les gens quittent les lieux en larmes et en me lançant quelques regards perçants. Quand je suis enfin seul, je m'approche de sa tombe et m'assois dessus. La photo au milieu des nombreux bouquets de fleurs trônant devant moi est l'une des photos de lui que j'ai prise lors de notre premier rendez-vous. Alors, je ne peux m'empêcher de lui parler.

« Pardonnes-moi, murmurais-je d'une voix tremblante, je t'aime... Mais tu méritais mieux que moi, je pensais bien faire... Mais apparemment, je me suis encore une fois planté. Je m'en veux tellement, pardonnes-moi... »

Je me relève et m'en vais, le c½ur détruit, les yeux baignés de larmes et des remords me tuant.
Je m'appelle Strify, et il y'a quatre jours, j'ai fais la plus grosse erreur de ma vie en quittant Kiro, qui, aujourd'hui, est mort pour cela.


Tamy


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TADAAAAAAM *applaudissement*
Première OS écrite suite à un soir d'ennui extrême.
Eh ouui, j'adore Cinema Bizarre, c'est mon groupe préféré.
Alors, verdict ? Aimez-vous ou pas ? =J

# Posté le dimanche 05 avril 2009 09:51

Modifié le vendredi 28 août 2009 10:43

Pardon Petite Soeur

Pardon Petite Soeur
Listening with it : Innocence - Avril Lavigne -


Dix ans. Dix longues et douloureuses années. C'est le temps qu'à duré mon supplice.
Le temps de satisfaire les besoins d'une promesse. Le temps de payer mon crime par acte de rédemption. Le temps d'enterrer nos morts et de les pleurer. Le temps d'oublier, ou au moins d'essayer. J'avais 10 ans. Cela m'excuse-t-il ? Aux yeux de la justice, probablement. Aux yeux de mes proches, certainement. Mais à mes yeux qui suis-je ? Aux yeux accusateurs de ma mère qui chaque jour me font payer sa disparition, ai-je la moindre chance de me faire pardonner ? Je me souviens encore de ses yeux à elle. Deux perles d'eau aux reflets de cristal. Plus profonds que les mers du sud, plus intenses que tous les désirs charnels. De sa voix. De ses petites menottes que je tenais dans les miennes quand en me montrant mon père assit sur la plage à lire son journal, elle m'avait soufflé
.
« Toi aussi un jour tu seras vieux ? Je m'étais moqué d'elle et avait rétorqué.
_Oui bien sur ! Et toi aussi moustique ! Elle avait prit un galet et s'en été servi pour me taper dessus gentiment tandis que je tentais de l'enterrer dans le sable jusqu'à la taille.
_D'accord, mais si je suis vieille, tu dois être encore là pour me protéger hein ?
Et moi tout fière, en la faisant tourner dans mes bras, je lui avais répondu :
_Ne t'inquiètes pas ! Dans 10 ans je serais toujours là, et je viendrais sur cette plage en pensant à toi. » Et j'avais tenu parole. Dix ans jour pour jour après ce moment passé ensemble, j'étais sur notre plage. Mes pensées entièrement tournées vers elle, l'a pleurant.

Anna avait 5 ans. Aujourd'hui elle en aurait 15. Mais jamais elle n'attendra cet âge insolent. Jamais elle ne connaîtra la crise d'adolescence et tous ses faux pas. Jamais elle ne rencontrera quelqu'un avec qui elle aurait envi de passer sa vie. Jamais mon père ne la conduira à l'autel en robe blanche. Jamais ma mère ne poussera la porte de la maternité en criant « Ma fille ! ». Jamais, je ne pourrai de nouveau la serrer dans mes bras en lui disant à quel point je l'aime.

Je sentais que j'approchais de mon cauchemar. La raison même de ma venue ici. Dix ans après sa mort. C'était un mois de Juin particulièrement chaud. Je me souviens des fenêtres grandes ouvertes de notre maison, de ma mère qui savait encore sourire dans ses robes d'été. Je revois mon père la serrant dans ses bras et lui murmurant qu'il l'aimait. Mon Dieu que c'était loin. Je me revois aussi. Moi. Un petit gamin de 10 ans. Passionné de Foot et de jeux vidéo, prenant mon ballon pour rejoindre mes copains au parc municipal. Et puis ma mère m'avait appelé. Anna venait de ses réveiller de sa sieste, je devais l'amener avec moi... Je n'avais pas eu le choix. Tout deux donc, nous étions partis en direction du square. Il était encore tôt, mes amis ne devant arriver que d'ici une demi-heure voir une heure, j'en avais profité pour amener ma petite s½ur au jardin d'enfants qui se trouvait à côté. Je la revois toute heureuse de partager ce moment avec moi. Et moi, grognant de devoir la garder, je lui avais proposé :
« Tu viens Anna ! On va escalader le toit du jeu ! »
Je savais qu'elle était trop petite pour y arriver. Ses bras ne pouvaient pas atteindre le haut de la rambarde. Pour moi c'était un jeu. Ma petite vengeance d'être forcé de l'avoir avec moi. J'étais monté en haut du toit et l'avais regardée essayer de grimper, en riant et en me moquant d'elle. Et puis c'était arrivé. J'avais vue son pied déraper et se débattre dans le vide. Elle avait ouvert tout grand ses yeux et avait crié « MAX ! » Et elle était tombée.
Je revois son corps flasque en bas du toboggan. Immobile. Tandis que moi, inconscient, je lui sommais d'arrêter de jouer la comédie. Mais s'était déjà fini. Déjà elle s'en était allée pour ne plus revenir. C'était ma faute.

Le couteau à la main je n'avais pas peur. Ma promesse s'achevait aujourd'hui. J'avais passé 10 ans sur terre à la pleurer. Dix longues années à penser à elle chaque jour. A me demander ce qu'il serait arrivé si je ne lui avais pas proposé de grimper avec moi. Dix années de supplice. Il était temps de cesser d'avoir mal.
Je ne veux plus me noyer dans mes larmes. Sentir mon désespoir m'entrainer vers le fond et savoir que, quoi qu'il arrive, je pourrais toujours descendre plus bas.
Je ne veux plus croiser le regard de ma mère, me reprochant mon crime.
Je ne veux plus rentrer chaque soir et entendre mon père faire de même, tard dans la nuit, complètement saoule.
Je levais le couteau au-dessus de mon poitrail et souriais sans crainte.


Pardon petite S½ur,
Il est grand temps que je te rejoigne.

Monty


Désolé >.< Tamy m'a demandé quand est-ce que je mettais enfin en ligne une Os mais je n'en avait aucune de prêtes vue que je me consacre en ce moment à mon bouquin. j'en ai donc confectionné une à la va vite ce soir et je m'excuse de poster ce truc mais pour le moment c'est ça ou rien. Bref encore pardon. Qui plus ai j'ai une pote qui m'a demandé de lui écrire un lemon donc je bosse dessus. s'il n'est pas trop mal je le posterais.

# Posté le dimanche 12 avril 2009 17:43

Modifié le jeudi 07 mai 2009 15:10

Le désespoir est le sucide du coeur.

Le désespoir est le sucide du coeur.


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A quoi ça sert de vivre si l'on doit ensuite mourir ? Sa sert juste à rencontrer des gens, les aimer, et ensuite souffrir quand la mort les emporte. Et je sais de quoi je parle. Moi, Adam Ferrie, j'ai perdu mon frère jumeau. Peut-être voulez-vous connaître mon histoire ? Elle s'est passée il y'a cinq mois, dans une petite maison au sud de la France.

Flash Back :
« Adam ?
- Ouais ?
- Tu sais pourquoi Maman pleure depuis qu'on est rentrés de chez le médecin ?
- Pourquoi vous êtes allés là-bas ?
- Bah, je crois que j'ai une angine, j'arrête pas de tousser. En tout cas, va savoir pourquoi, le docteur voulait pas me dire ce que j'ai.
- Peut-être que Maman a épluché trop d'oignons ?
- Pff, t'es débile.
- Moins que toi, frérot,
répondit Adam en lançant un clin d'½il à son frère.
- Gabi ! Adam ! Venez ! cria leur mère de la cuisine.
- On arrive ! dirent en c½ur les deux garçons. »

Leur mère les invita à s'assoir face à elle, et sécha rapidement ses larmes, ce qui intrigua les deux jumeaux.

« Maman, pourquoi tu pleures ? demanda Gabriel.
- Justement, je comptais vous parler de ça. C'est très important, répondit-elle en prenant la main de ses deux enfants. Les garçons, c'est très dur pour moi d'en parler, et il faudra être fort, d'accord ?
- Euh... Oui, dirent-ils en même temps.
- Et bien, voilà. Si tu as autant mal aux poumons quand tu tousses, Gabi, c'est parce que tu... tu as une maladie des poumons... Tu as la... tuberculose.
- La quoi ? s'étonna Gabi.
- La tuberculose, c'est une maladie qui te fera beaucoup tousser.
- Ha, bah c'est pas grave, je vais me soigner ! dit-il en souriant. Il ne faut pas en pleurer !
- Mais...
- Hey, Adam ? Pourquoi tu pleures toi aussi ?
demanda Gabi en regardant son frère qui pleurait silencieusement. »

Contrairement à Gabriel, Adam avait tout à fait comprit que son frère était atteint d'une maladie mortelle et qu'il avait très peu de chance de s'en sortir. Apprendre ça fut un choc, comme un poids qui s'écrasa sur lui.

« Mais y'a rien de grave, dit naïvement Gabriel, l'air étonné de voir sa famille s'effondrer en larmes. Je vais vite guérir !
- Non Gabi,
s'écria Adam en pleurant, t'as rien compris ! La tuberculose est une maladie très grave, et des milliers de gens en meurent ! »

Un rictus déforma le visage du plus jeune qui retira sa main de la paume de sa mère et se releva de son tabouret.

« Qu... Quoi ? Qu'est ce que tu racontes ? balbutia-t-il en reculant.
- Tu es atteint d'une maladie mortelle, Gabi ! cria Adam, la voix brisée par ses sanglots.
- Je... Je... »

Gabi ne savait pas quoi dire tant il était bouleversé. A son tour, les larmes roulèrent sur ses joues. Il porta sa main à son c½ur, l'air profondément choqué.

« Je... Je vais mourir ? bredouilla-t-il d'une voix d'enfant.
- Gabi.. Je... oui, soupira sa mère en étouffant un sanglot. »

S'en était trop pour Gabriel qui s'écroula par terre en éclatant en sanglots. Il était terrifié. Alors comme ça, il allait bientôt mourir ? A cette pensée, il pleura de plus belle, en cachant son visage entre ses mains. Sa mère et son frère se précipitèrent sur lui et le prirent dans ses bras, où il laissa s'écouler toute sa crainte de devoir mourir prématurément.


« Je veux pas mourir, non, je veux pas, sanglotait-il bruyamment, Maman, je veux pas !
- Moi non plus, mon chéri, je ne veux pas te perdre, murmura-elle en laissa glisser silencieusement ses larmes.
- Maman, j'ai peur... Qu'est ce qu'il va m'arriver ?
- Tu vas devoir prendre beaucoup de médicaments, et faire très attention à toi...
- Oh... Maman... J'ai peur... »


Gabriel nicha son visage dans le cou de son frère et après s'être totalement épuiser à pleurer, il se calma petit à petit.

Le soir venu, après que Gabriel se soit endormit, Adam s'allongea sur le canapé, fatigué. Il fourra sa tête entre ses bras, et soupira de tristesse. Il sentit le canapé s'affaisser près de lui et releva immédiatement la tête. Sa mère lui adressa un sourire empli de tristesse et passa sa main dans les longs cheveux noirs de son fils.


« Comment te sens-tu, mon chéri ? demanda-t-elle d'une voix douce.
- Ca pourrait aller mieux, répondit Adam.
- Tu devrais aller dormir, tu as besoin de repos, il faut être fort pour Gabi...
- Maman, je ne veux pas le perdre, murmura Adam en sentant les larmes remonter.
- Chhht... Du calme... chuchota-t-elle en le relevant pour le prendre dans ses bras.
- Déjà qu'on a perdu Papa, pourquoi faut-il que Gabi parte aussi ??
- Je ne sais pas... »

Dépassé par tout ces évènements, Adam s'endormit dans les bras de sa mère qui le porta jusqu'à son lit.

*

Neuf mois se sont écoulés depuis l'annonce de la maladie de Gabriel, et celui-ci luttait contre elle. Ses crises de toux étaient de plus en plus rares, au plus grand bonheur de tous.
Pourtant, il a fallut que tout bascule en peu de temps.

Un jour de vacances, alors que leur mère était partie faire quelques courses, Adam et Gabi jouaient à la console. Tout à coup, Gabi sentit ses poumons se compresser dans sa poitrine et sa gorge lui brûler. De violentes toux le faisaient sursauter et trembler. Il se sentait de plus en plus faible et se laissa tomber sur le canapé. Adam abandonna sa manette et s'assit à côté de son frère.

« Gabi, ça va pas ? s'inquiéta le plus vieux.
- J'ai... la gorge qui brûle... répondit en toussant Gabriel.
- Attends, je t'apporte tes médicaments. »

Adam se précipita dans la cuisine et attrapa ses médicaments et une bouteille d'eau. Il les donna à son frère qui les avala d'un trait. Mais sa toux ne se calma pas pour autant.

« J'appelle Maman, dit Adam en attrapant le téléphone.
- Non, ça va pass... »


Gabi fut coupé par une violente toux, encore plus douloureuse que les autres. Dans sa bouche se répandit un liquide amer qu'il s'empressa de cracher dans un mouchoir. A sa grande surprise, il remarqua que le mouchoir se teintait de sang.

« Oh mon Dieu... Adam, dit-il sans lâcher du regard le mouchoir.
- Quoi ? Oh ! »

Adam fut prit d'une bouffée de panique, et s'écria :

« Oh mon Dieu ! J'appelle Maman ! »


Il composa rapidement le numéro de sa mère qui répondit au bout de la deuxième tonalité.

« Allô ?
- Maman, c'est Adam, Gabi, il a... Ses crises, elles reprennent, il a craché du sang !
bégaya Adam, paniqué.
- Quoi ?! Appelle une ambulance, vite ! J'arrive ! »

Adam ne se fit pas prier et appela vite une ambulance. Après leur avoir donnés toutes les informations nécessaires, Adam raccrocha et s'occupa de son frère, qui prenait une teinte rougeâtre tant les toux l'empêchait de respirer correctement. Adam tentait de le rassurer, mais c'était plutôt dur, tout en sachant que lui-même paniquait.

« Ca va aller, Gabi, ne t'inquiètes pas, maman va arriver, et les ambulanciers aussi. Tout ira bien frérot... dit-il en serrant fortement la main de son jumeau.
- Adam... Adam... répétait Gabi en suffoquant.
- Calmes-toi, tout ira bien... »

Mais Gabi manquait tellement d'air qu'il s'évanouit. Son corps s'étala dans les bras de son frère.

« Gabi, non ! Gabi ! Restes avec moi ! Gabriel !! cria Adam en secouant le corps inconscient de son frère. »

Mais il ne se réveilla pas, et son visage rougissait de plus en plus. Adam paniquait plus que tout, il secouait son frère, lui donnait des tapes sur les joues, mais rien. Alors, il entendit les sirènes de l'ambulance et fut soulagé. Il porta son frère dans ses bras et sortit en courant.

« Aidez-moi ! Je vous en supplie ! hurlait-il aux ambulanciers qui dépliaient le brancard. »

Deux hommes s'emparèrent de son frère et le poussèrent. Ils allongèrent le faible corps et lui mirent un masque à oxygène sur le visage.

« On l'emmène, vite ! dit le plus vieux de tous en mettant le brancard dans l'ambulance.
- Et moi ?! cria Adam, dont la terreur ravageait son visage.
- Tu peux montrer, mais où est votre mère ?
- Elle revient, elle était partie faire des courses.
- D'accord, appelle la et dis lui d'aller à l'hôpital Saint-Rémi. »


Adam grimpa dans l'ambulance qui démarra en trombe.
A l'hôpital, son frère fut amené d'urgence en salle de réanimation où Adam ne put le suivre. Il resta dans la salle d'attente à angoisser. De longues minutes s'écoulèrent quand sa mère débarqua, affolée. Quand elle vit son fils, elle se précipita sur lui et le prit dans ses bras.

« Adam ! Comment va ton frère ?!
- Je sais pas encore... Il est en salle de réanimation.
- Depuis combien de temps ?!
- Je sais pas, peut-être dix minutes.
- Mme Ferrie ?
appela un homme vêtu d'une blouse blanche.
- Oui ?! s'écrièrent Adam et sa mère.
- Votre fils va un peu mieux, mais il a frôlé la mort.
- Oh mon Dieu !
laissa échapper Adam.
- Comment va-t-il ?
- Et bien... Il est très fatigué, il reste sous respiration artificielle.
- Je peux aller le voir ?!
supplia Adam.
- Hmm... Pour le moment, il dort. Mais si vous y tenez vraiment... Il est dans la chambre 411. »


Adam ne prit pas la peine d'écouter le reste et courut vers la chambre de son frère. Devant la porte, il s'arrêta net et l'ouvrit doucement. La pièce était assez sombre, mais il pouvait distinguer la silhouette allongée de son frère. Il entra à pas de loup, et s'assit sur la chaise près de lit. Un bip régulier sonnait, signe que son frère était bien en vie. Adam glissa ses doigts entre le poing de son frère endormit et lui murmura :

« Hey frérot, tu m'as fais trop peur, tu le sais ? Ne me refais plus jamais ça... Ok ?
- ...
- Je t'aime Gabi... Je ne veux pas te perdre... Je t'en pris, reste avec moi...
- ... »


Adam sentit sur sa joue une larme rouler. Il soupira et se pencha en avant de sorte que sa tête soit sur le lit afin de dormir un peu.

Une faible pression autour de ses doigts le sortir de son sommeil. Il ouvrit péniblement les paupières, et remarqua que la pièce s'était un peu plus assombrie. Il devait être dix-neuf heures, il avait donc beaucoup dormi. Il alluma la lampe de chevet et sursauta en voyant les yeux de son frère posé sur lui.

« Gabi ! T'es réveillé ! s'exclama-t-il, rassuré.
- ...
- Gabi ? »


Mais le visage de Gabriel était terriblement pâle, et il ne semblait pas aussi heureux que son double. Il n'ouvrait pas la bouche, peut-être à cause du masque qui le gênait.

« Gabriel, ça va pas ? »
Brusquement, un long bip retentit sans aucune interruption, et Gabi ferma les yeux. Adam haleta de peur, et se releva en sursautant.

« Gabi ?! Gabi ??! Au secours !! cria Adam, prit de panique. »

Ses cris alertèrent les médecins et infirmières qui débarquèrent en courant dans la chambre avec un énorme appareil de réanimation. Ils poussèrent violemment Adam en arrière, qui était pétrifié. Son c½ur battait à toute allure dans sa poitrine, des sueurs froides coulaient sur son front, et il assistait à une scène qu'il n'oubliera jamais : le corps de son frère qui se soulevait au contact de la machine, mais retombait mollement dans les draps, sans aucun signe de vie. Une infirmière essaya de faire sortir Adam, lui disant d'attendre avec sa mère dans la salle d'attente, mais Adam ne pouvait pas bouger, son corps refusait de faire le moindre mouvement. Il gardait sa respiration coupée en attendant le verdict du médecin qui ne tarda pas. Les infirmières et médecins cessèrent de s'agiter. Certains rangèrent le matériel, un autre regarda sa montre, et nota dans son carnet :

« Heure du décès : 19h13. »

Il s'approcha d'Adam, l'air désolé, et posa sa main sur son épaule en disant :

« Nous sommes désolés, nous avons fait tout ce que nous avons pu... »


Adam s'étouffa en entendant cette phrase. Le mot qu'il redoutait tant résonnait dans sa tête. Décès. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais aucun son ne réussit à sortir, ils restaient coincés dans sa gorge. Son menton tremblait ainsi que sa poitrine. Il voyait de plus en plus trouble, sûrement ses larmes. Mais il ne se rendait pas compte qu'elles coulaient. Il restait là, immobile, n'arrivant pas à comprendre ce qu'il venait de se passer.

« Emmenez le corps à la morgue, dit le médecin en se tournant vers ses collègues. »

Adam releva la tête d'un coup. Malgré les larmes noyant son regard, on pouvait distinguer du chagrin, de la colère, et de l'incompréhension. Tous ces sentiments n'arrivant pas à sortir la minute d'avant surgirent d'un coup. Alors, sans vraiment le vouloir, il se jeta sur le médecin et hurla, la voix entrecoupée par ses sanglots :

« NON ! NON, IL NE PEUT PAS ÊTRE MORT ! NON ! GABRIEL ! »

Il lâcha le médecin qui tomba par terre, abasourdi, et il se rua vers le corps sans vie de son frère. Mais un infirmier le stoppa dans sa course en l'emprisonnant dans ses bras. Adam voulut se débattre, il hurlait de le lâcher, que son frère ne pouvait pas être mort. Sa voix se brisait quelques fois dans ses sanglots. Sentant que l'infirmier refusait de le lâcher, il commença à envoyer des coups de pieds un peu partout. L'infirmier le souleva, pensant que ça le calmerait, mais les coups de pieds fusaient encore plus. Le médecin cria de le plaquer à terre, il allait lui injecter un calmant. Avec l'aide de plusieurs médecins et infirmiers, Adam fut collé au sol. Mais ses interminables sanglots lui coupaient la respiration, et son corps fut vite secoué par des convulsions. Sa tête lui tournait, il avait mal au ventre, comme si on le ruait de coups. Il hurlait, appelait son frère à l'aide et gigotait dans tout les sens. Puis il sentit une aiguille transpercer son avant-bras. Lentement, son corps s'ankylosa, ses paupières se firent lourdes, et il sombra dans l'inconscience.

Il se réveilla avec un effroyable mal de tête, et une sensation bizarre. Il avait l'impression que son ventre avait été vidé de tout, et qu'à présent se trouvait simplement un énorme vide. Son c½ur semblait se resserrer à chacune de ses inspirations. Il tourna la tête à sa gauche et vit sa mère de dos. Il ne reconnaissait pas l'endroit où il était, tout était si blanc. Il voulut appeler sa mère, mais sa voix refusait de franchir ses lèvres et resta coincée dans sa gorge, laissant échapper un gémissement. Sa mère se retourna vers lui, et sembla soulagée. Elle s'assit près de lui et caressa sa joue.

« Mon ange, comment vas-tu ?
- Je... »


Sa gorge était sèche, ce qui lui rendait sa voix horriblement rauque. Pour lui répondre, il hocha simplement de la tête. Sa mère prit une grande inspiration, et murmura d'une voix tremblante :

« Je suis énormément triste de la perte de Gabi... Je sais à quel point tu l'aimais, et saches que je serais toujours là pour toi. »

Adam ne put retenir un sanglot et enroula ses bras autour du cou de sa mère pour y laisser s'échapper ses larmes. Sa mère pleura aussi en caressant les cheveux de son dernier fils. A présent, il était la seule personne qu'elle avait, et elle ferait tout pour qu'il ne parte pas.

Tamy


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Juste un mot : Je hais les mises en pages T.T

# Posté le jeudi 16 avril 2009 09:30

Modifié le vendredi 28 août 2009 10:56